Archives pour août 2011

Chez Louise à Buenos Aires

Chez Louise, c’est un peu comme à Buenos Aires. Il y a plein de trucs jolis. Mais quand il s’agit de prendre une photo, il y a toujours quelque chose qui jure. Donc évidemment, pour prendre de jolies photos de vêtement, c’est un peu la croix et la bannière. Jugez-en plutôt vous-même : j’ai voulu prendre une photo dans la salle de bain. J’ai commencé par retirer tous les vêtements qui pendaient devant la glace Puis la petite pile de boîtes à chaussure dans tel coin, puis le bac à linge sale en plastique laid, pour finir par capituler devant tout ce qui restait à enlever.

Donc je suis allée chercher un autre coin, dans le salon cette fois, devant un fauteuil sur lequel traînait des vêtements repassés et pliés… que j’ai déplacé. Il restait encore des sacs plastiques fourrés de je ne sais quoi quand j’ai décrété que la profondeur de champ n’était pas suffisante. Donc j’ai trouvé un autre endroit, près d’une fenêtre cette fois. Il y a des livres par terre, des trucs sur les chaises mais c’est à peu près correct. Et puisque Chez Louise, c’est comme à Buenos Aires, la Louise s’est fait une jupe milonga !

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Chez Louise est sur Facebook

Vous voulez vous tenir informé de la publication des nouveaux articles sur mon blog ? Hé bien voilà, j’ai sauté le pas, je suis sur Facebook. Vous pouvez désormais m’aimer (rien que ça) sur la page Chez Louise.

J’ai également ouvert une galerie sur A Little Market dans laquelle vous pouvez trouver quelques petits quelques choses à vendre. C’est sur la page Chez-Louise (à l’ouest rien de nouveau…).

A bientôt !

Papillons nuisibles

 En ces temps estivaux où les grosses bêbêtes reprennent du terrain par rapport au reste de l’année (méduses, coquillages, moustiques, guêpes, ainsi qu’araignées-de-la-maison-de-campagne-qui-est-restée-fermée-toute-l’année), et puisqu’il faut bien alimenter ce blog dont certains espèrent qu’il y aura quelques nouveautés malgré les vacances, voici une vieillerie qui n’a pas vieilli, un petit texte comme j’en faisais il fut un temps. Et comme il a été fait Chez Louise, ça colle !En espérant qu’il saura vous distraire :

 » Un gros papillon de nuit vient d’entrer dans ma chambre. Un gros ? Que dis-je : un énoooooooooorme. Remarquez, c’est l’été, j’aurais quand même bien pu m’en douter et fermer ma fenêtre, mais j’aime bien l’air. Alors je suis obligée de subir l’intrusion de cet odieux papillon chez moi, dans cet endroit où je dors et où je travaille. Et il arrive à l’heure où je veux dormir, ce qui est normal pour un papillon de nuit. Bien sûr, j’ai tout de suite essayé de le faire partir mais il s’est caché je ne sais pas trop où et j’ai peur d’aller le rechercher.  C’est bien ma chance ça ! Moi qui dois passer une bonne nuit pour ne pas pleurer devant les résultats du bac demain, je me retrouve avec cette immondice. Je veux bien que Dieu ait mit dans chaque être quelque chose de bon, de beau ou d’utile, j’ai beau chercher, là, je ne trouve absolument pas quoi. Ça fait partie de la chaîne alimentaire ce truc ? 

Ah ! Je le vois maintenant. Il est entre le chapeau beige de l’arrière-grand-oncle et mon sac noir. Mon Dieu ! Qu’il est affreux ce papillon ! Je ne sais pas du tout comment le faire partir. Moi qui ai réussi à avoir le badge « amie de la nature » aux scouts ! C’était sûrement les soldes.  Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire ? Parce que si je vais l’embêter, lui chatouiller ses ailes toutes marrons, il ira se cacher autre part.

Il faudrait donc que je lui tende un piège… Et je ne vois vraiment pas lequel. En tout cas, je ne peux pas dormir avec ça dans ma chambre. Ah non ! Pas du tout ! De toute façon, je suis allergique. Voilà. S’il me touche, je peux même faire une crise cardiaque. Il aura ma mort sur la conscience, bien fait pour lui ! Peut-être que je devrais tout simplement lui demander de s’en aller. J’essaye la diplomatie :  « Petit papillon très joli… mais si… tu es très beau… n’écoute donc pas les mauvaises langues ! Serait-il possible que tu retournes de là où tu viens, c’est-à-dire de l’extérieur de ma chambre ? S’il te plait… J’AI DIT S’IL TE PLAIT ! » 

Pff ! Ça ne marche même pas. Il doit être sourd. Une autre stratégie. Appeler mon chéri. Je ne vois pas ce qu’il pourrait faire. J’ai vraiment des idées bêtes. Il rigolerait bien en tout cas. Je m’imagine déjà :  « Mon cœur, il y a une bête hideuse dans ma chambre, viens m’enlever ça tout de suite ! ». « C’est ça ma belle, laisse moi dormir, on en reparle demain ».  Ou bien je pourrais éteindre la lumière pour qu’il se sente attiré par la lumière extérieure. Mais je ne pourrais pas savoir s’il est parti ou s’il s’est juste déplacé. Et puis si ça se trouve, il va venir s’accrocher dans mes cheveux et ne plus jamais repartir. Scénario catastrophe 1.  Je ne peux pas le tuer, c’est au-dessus de mes moyens. C’est mon esprit « amie la nature » qui remonte à la surface. Ou peut-être mon père avec ses « mais ma fille, les insectes sont tes amis, ils sont gentils. » Et puis si je l’assassine, j’aurai sa mort sur la conscience et en plus tous ses amis papillons viendront se venger pendant la nuit, ils cogneront contre la fenêtre jusqu’à la casser et viendront me manger les pieds. Scénario catastrophe 2. L’aspirateur est au milieu de ma chambre. Une autre solution se présente : je pourrais l’engloutir au fond de ce grand tuyau et l’étouffer dans la dense poussière du sac. Mais s’il en sort pendant la nuit ? Là encore la vengeance sera terrible, il viendra me manger pendant que je dors. Cf. scénario catastrophe 2. J’ai des frissons partout dans le corps. Ce satané papillon ne se rend même pas compte de la souffrance qu’il m’inflige. Je le vois encore mieux que tout à l’heure. Il est à deux mètres de mes yeux. Ce qu’il est moche ! Ce qu’il est gros ! Je serais lui, je n’assumerais pas !Je pourrais aussi jouer au golf avec lui et l’envoyer balader : il serait la balle et Super-Aspirateur ma canne. Mais là encore, je le dérange pour qu’il aille se nicher autre part où j’aurai peut-être encore plus de mal à le déloger. Je ne vois qu’une solution : prendre mon courage à deux mains (ou le remettre à demain…), aller chercher un sac pour le mettre dedans au risque de sentir ses ailes vrombir sous mes doigts, ou pire : que je le tue.  Bon ! Je n’y arrive pas. Je me demande à peine comment je ferais s’il y avait un serial killer dans ma maison. Scénario catastrophe 3. Je ne pourrais même pas me défendre, j’aurais peur de lui faire mal… ah ! Les femmes… Quoi qu’il en soit, le sac plastique, c’est beaucoup trop éprouvant. Les voisins doivent se demander ce que je fais avec le tuyau d’aspirateur dans une main et un foulard dans l’autre. J’en ris. J’en ris encore. Imaginez-vous tranquillement dans votre lit, et par la fenêtre, vous voyez soudain une délurée tenir des objets loufoques d’un air crispé. Mais revenons à ce papillon de nuit. Peut-être que je devrais lui souffler dessus avec le sèche-cheveux. Et si je le brûle ? Il va agoniser par terre sans pouvoir voler (par ma faute, rappelons-le) et il va rester là toute la nuit pour mourir au petit matin. J’aurai une mort lente sur la conscience. Scénario catastrophe 4. Et mon père qui dort. C’est sûr que lui aussi aurait rigolé :  «  Bah voyons ma fille, c’est pas la petite bête qui va manger la grosse ! » Les adultes sont vraiment trop prévisibles.

J’ai la chair de poule. Au secouuuuuuuuuuuurs! A l’aiiiiiiiiiiiiiiiiiiide ! Mais pourquoi personne ne m ‘aide ?  Pourquoi je suis là ? C’est la surprise du jour : un papillon de nuit. Je me lève dans sept heures. Laisse-moi tranquille petit papillon je t’en prie. Ôte tes sales pâtes de là. Peut-être même qu’il est entrain de faire ses besoins sur mon sac. Scénario catastrophe 5. 

C’est horrible, maintenant, je sens des picotements dans mes jambes, comme si une colonie d’araignées s’était faufilée dans mon pantalon. Scénario catastrophe 6.

Les araignées dans le pantalon, j’ai déjà donné, je ne vous donne pas les détails, mais vraiment, c’était la pire histoire animale qui me soit arrivée. Bon, dernière tentative, j’arrête de jouer la gamine qui a peur des bébêtes et je me lance avec l’aspirateur et le foulard (riez riez, ce n’est pas à vous que ça arrive !). J’ai réussi ! L’horreur est rentrée dans le tuyau de l’aspirateur, tout doucement, je l’ai amené à la fenêtre, j’ai tapé le tuyau et il est sorti. J’ai vite refermé la fenêtre. Je n’ai même pas eu à le tuer.  Prenez-en de la graine ! Le seul problème, c’est que personne n’est là pour m’acclamer du prodige que je viens d’accomplir. Ma sœur m’aurait vue, elle m’aurait regardé avec de grands yeux comme si j’étais une déesse. Parce que ma sœur est pire que moi niveau petites bêtes… je vous laisse imaginer. Scénario catastrophe 7. 



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