Archives pour la catégorie Couture



Du constructivisme futuriste

Il y avait en ces temps là une exposition sur les 150 ans de la mode en Italie. Nous fêtions alors autant d’années de la réunification de ce beau pays qui avait eu, en ses débuts, Turin pour capitale.

L’homme et moi nous décidâmes à y faire un saut par un jour d’hiver, entre Nöel et nouvel an (après un passage de rigueur chez nos amis Nadine et Robert, près de Chambéry). Des robes de grandes beautés bien sûr, comme toujours : dentelles, amples crinolines, tournures, froufrous, traînes, capes de velours, strass et paillettes. Quand soudain : des vêtements pour homme ! Croyez-moi que je n’ai pas été la première à les repérer, et qu’on est de surcroît venu me chercher à mes dentelles pour m’y mettre le nez.

Cette partie de l’exposition était dédiée au futurisme en Italie, et représentée par des vêtements des plus originaux pour homme de Giacomo Balla et Fortunato Depero et dont voici quelques exemples :

Du constructivisme futuriste dans Couture 1316182869538_depero_panciotto_futurista

Fortunato Depero, gilet futuriste

 

giacomo_balla_studio_per_vestito_futurista_da_uomo_1914 bleue dans Couture

Giacomo Balla - Étude pour une veste futuriste d'homme - 1914

vest1 chez Louise

Giacomo Balla - Étude pour une veste d'homme de matinée, 1914

Ils sont peu nombreux, les hommes qui accepteraient de se balader avec ce type de vêtement sur le dos. Le mien en fait partie je crois.

Plus tard, celui-ci trouva un tissu de style constructiviste russe et me dit : « ça ferait un beau gilet futuriste ça ! ». La commande était insidieusement passée, tant et si bien qu’au Noël suivant, c’est-à-dire à Noël dernier, je planchais sur la question.

Comme je lui avais déjà fait un gilet, j’avais déjà ses mesures et un patron de base utilisable. Je voulais, comme dans les vestes de Giacomo Balla, mélanger des formes très géométriques de deux façons : sur un pan du gilet, faire des formes arrondies, sur l’autre, des formes droites, et que jamais les angles ne soient perpendiculaires. Je voulais aussi que le col soit très original, en diagonal. Surtout, je voulais qu’il soit portable, et que je n’aie pas honte quand il sortirait avec, mais le tissu choisi était plutôt discret dans ses couleurs.

Très de bavardage, voici le résultat :

gilet-constructiviste-futuriste-chez-louise constructivisme

Et voici quelques détails :

gilet-constructiviste-futuriste-chez-louise-detail-bouton couture

gilet-constructiviste-futuriste-chez-louise-detail-col futurisme

gilet-constructiviste-futuriste-chez-louise-detail-pans homme

gilet-constructiviste-futuriste-chez-louise-detail-dos italie

Quelques précisions sur les tissus : le tissu russe est un tissu d’ameublement très épais ; la doublure et le dos sont du tissu de doublure en acétate (je pense) marron. Les boutons ont été choisis par l’homme (au départ, je pensais l’enrubanner mais au final, ça cachait le devant).

Derniers petit détail : le livre qu’il tient…

gilet-constructiviste-futuriste-chez-louise-avec-livre russie

L’ensemble Vieux Luxembourg

Ah non Louise ! Tu vas pas nous refaire le coup de « je me barre bosser à l’autre bout du monde et je dois me refaire une garde-robe » ! Même si le Luxembourg, ce n’est pas le bout du monde… Quand même ! Le Luxembourg !!!

Louise vous rassure : la jupe Vieux Luxembourg n’a absolument rien à voir avec le Luxembourg. Elle fait, de même que la robe Copacabana, partie de la collection « je pars au Brésil et je vais travailler ». C’est dire ! Et jusque-là, personne n’aurait eu l’audace d’énoncer que si l’Uruguay est à l’Amérique latine ce que la Suisse est à l’Europe, le pays de la Samba est ce que le Luxembourg est à notre vieux continent.

Que vient donc faire le Luxembourg dans tout cela ? C’est bien la question qui vous brûle tous, moins ceux qui ont déjà la réponse parce qu’ils seraient… de ma famille. Ou de la famille de Villeroy. Ou de la famille de Boch. Ou de quelques collectionneurs fous de porcelaine.

Eh oui ! Vieux Luxembourg, c’est le nom d’un service de porcelaine que voici :

L'ensemble Vieux Luxembourg dans Couture villeroy

Et son fameux (très fameux) décor à la brindille.

Est-ce pour cela que la Louise est tombée d’admiration pour un coton à fleur bleue qui traîne depuis quelques années maintenant (3) dans ses tiroirs (pas de cave pour un si beau tissu !).

En tous cas, c’était léger comme il faut pour imaginer s’y sentir à l’aise par des températures dépassant les 40° (hum).

Le patron de la jupe est maison ! C’est assez rare pour mériter un point d’exclamation. Et ça a dû me prendre autant de temps que de décalquer un patron Burda. Il y a deux pinces à l’avant et trois derrière, une fermeture invisible blanche, pas de doublure (trop chaud). J’ai cousu une bande de galon blanche à l’ourlet.

ensemble-bleu-blanc-5-chez-louise blanc dans Couture

ensemble-bleu-blanc-6-chez-louise bleue

jupe-villeroy-300x225 chez Louise

Le haut… est un patron Burda ! (Le point d’exclamation rempli, cette fois, un rôle de symétrie).

118b_technical_large-225x300 coton

À ceci près que j’ai élargi l’encolure, il n’y a pas de fente derrière, pas non plus de zip nécessaire, et que j’ai fait deux larges pinces (3cm de large) dans le dos.

ensemble-bleu-blanc-2-chez-louise couture

ensemble-bleu-blanc-4-chez-louise haut

Pour info, la jupe était un chouilla(t ? je ne sais jamais comment écrire ce mot) trop large et je n’ai mis, au Brésil, que le haut. Mais il allait très bien avec tout ce que je portais fort heureusement, et l’ensemble faisait un peu trop guindé à mon goût.

 

Joyeux Noël !

Chers amis,

Nous y voici enfin : l’heure des chocolats, des grandes bouffes, des repas de famille, les boules… Noël est arrivé ! La neige a recouvert de son blanc manteau (ceci n’est pas une pub pour un espace parisien) nos villes et campagnes, le vent frais est venu s’incruster entre deux couches de vêtement, bref : c’est chouette ! On peut enfin s’emmitoufler dans nos grosses doudounes bien chaudes, mettre nos collants en laine, nos bottes en cuir fourrées en poils synthétiques, nos robes en laine ! Youpiiiii ! C’est Noël ! Joyeux Noël !

Nous, les couturières, on aime Noël. Parce que personne ne sait plus comment s’habiller à part tristement (pantalon noir ou gris, pull noir ou gris, manteau noir ou gris), sauf nous ! Et oui ! Parce que nous, on peut se faire des jupes en laine dans des supers couleurs et qui descendent jusqu’au bout des talons (il faut juste que Colette soit là pour nous aider à faire les ourlets…) et dans lesquelles on aura bien chaud ! On serait même prêtes à tricoter nos propres collants pour leur donner un peu plus de vitamines !

J’ai bien sûr quelques projets en tête d’ensembles en tweed orange-vert pomme, de robes fourreau en jersey de soie violet et rose (ça tient chaud, la soie), de manteau en laine bouillie émeraude-marine… qui vous aideront à comprendre mon enthousiasme débordant.

En les attendant, voici la jupe rouge Pa’bailar, dite « qui-tourne-comme-on-aime-pour-aller-danser » de la saison dernière (l’automne si vous suivez bien…) teintée de nostalgie pour les feuilles mortes.

Joyeux Noël ! dans Couture jupe-rouge-pabailar-3-chez-louise

jupe-rouge-pabailar-1-chez-louise bailar dans Couture

jupe-rouge-pabailar-2-chez-louise chez Louise

Le patron est maison : c’est comme la jupe corolle, sauf qu’il y a 6 panneaux au lieu de 4, donc il faut diviser par 6 le tour de taille au lieu de 4 (si si, vous suivez je suis sûre). Oui parce qu’une simple jupe corolle, ça manquait de matière tout de même…

J’ai mis un élastique à la ceinture parce que ça tombait un peu sinon.

Le tissu est un jersey rouge synthétique pas très joli mais ça ne se voit pas…

Et… je n’ai pas fait d’ourlet. Oserais-je dire « pas encore » ? J’ai l’impression que ça n’est pas indispensable. On ne m’a en tous cas fait aucune remarque pour le moment et ça ne s’effiloche pas du tout.

Vive le rouge ! C’est la couleur du costume du Père Noël !

À tous, passez de belles fêtes !

Louise

 

Copa Copacabana !

Copaaaa Copacabaanaaaaa ! Copaaaa Copacabaanaaaa ! Copaaaa Copacabaanaaaa !

Je vous l’avais dit : je pars au Brésil ! Vite vite : une garde robe d’été ! Avant, je me suis renseignée et j’ai googlé : « comment s’habiller pour aller travailler au Brésil ? » Mais je n’ai rien trouvé de concluant. J’ai donc dû en conclure moi-même qu’il me fallait des vêtements légers qui fassent un peu classe mais pas trop quand même. J’ai opté pour la simplicité en voyant ce modèle Burda de juillet 2012 :

Copa Copacabana ! dans Couture 109_0712_b_large

Pour plus de simplicité encore, j’ai décidé que je ne voulais pas de nœud (je suis nulle en nœud, je ne sais jamais les faire et ça ne donne rien de bon), pas de poche non plus (ça me paraissait moins élégant) et que je voulais des couleurs d’été.

Alors Super Louise a dit : « Non, c’est trop simple. Et si tu insérais de la dentelle ? ». J’ai pensé : « elle est folle, de la dentelle pour aller au travail… » et quelques moulinettes de cerveau plus tard : « arf… en fait, c’est vrai que ça serait plus joli… je la mettrai le week-end ».

J’ai été très patiente cette fois-ci, et j’ai bien fait attention de ne pas faire les erreurs que je fais toujours mais présentement, je ne me souviens plus desquelles sauf une : j’ai vérifié et ajusté les mesures du patron (c’est Burda quand même, il y a un gros risque). J’ai eu quelques déboires avec le dos mais je m’en suis sortie. C’est un peu la robe de la maturité en fait…

Et donc voilà, en mode je-suis-dans-ma-chambre-et-dehors-il-fait-froid :

robe-copacabana-3-chez-louise dans Couture

robe-copacabana-chez-louise

Les plus vraies couleurs sont celles-ci :

robe-copacabana-4-chez-louise

Le dos également a un décolleté en dentelles. J’ai ajouté des pinces de tailles de 3cm de large parce que ça flottait. J’ai une petite photo nulle du dos où on ne voit presque rien mais comme j’ai les cheveux de Shakira dessus, je la mets quand même (localocaloca) :

robe-copacabana-2-chez-louise

À l’encolure et aux emmanchures ainsi qu’à l’ourlet du bas (mais ça ne se voit pas), j’ai posé du biais de la couleur du bas.

robe-copacabana-5-chez-louise

Elle est un peu juste aux hanches mais de manière générale, elle me va bien. Cette fois-ci, je ne me suis pas fait avoir : j’ai attendu de l’avoir bien fini pour la montrer à l’homme. Parce que d’habitude, il regarde ce qui n’est pas fini et me dit : « mais… là… il y a un problème, non ? » Et aujourd’hui, l’homme est rentré pendant la séance photo et il a dit « ouaaaaaaah »- oui, comme je vous le dis. Ça a marché.

Braziiiiiiiil ! Toulouloulouloulouloulouuuuuuuuuuuu ! Touloulouloulouloulououuuuuuuuuuuuuuuuuu !

Et n’oubliez pas de voter pour moi !

 

Votez pour mouaaaaaaa

Louise présidente, c’est 50% sur toutes les merceries de France et de Navarre ! C’est la reprise de l’industrie textile française pour la confection des plus belles étoffes : soie, satin, velours de pourpre et d’or ! C’est la Fashion week toutes les weeks ! C’est la gratuité au musée de la mode et du design ! Et des mesures fiscales incitatives incommensurables sur les formations couture !

Voter Louise, c’est voter pour la création au service de l’homme !

*heu… en fait… je me disais que ça me ferait le plus grand bien un petit week-end en thalasso à Saint-Malo et justement Marie-Claire propose  un concours de blog créatif où on peut en gagner un. Alors… à votre bon cœur mesdames et messieurs… c’est par ici :

Votez pour mouaaaaaaa dans Couture marieclaire

http://www.marieclaireidees.com/sap/blogcreatif2013/entrant/122664

Des bébés et des girafes

Séquence tendresse…

Coucou c’est moi Kikou la Girafe ! Je viens du Cameroun, je suis violette et kaki et je suis parée d’un joli ruban rose satiné. J’aime bien faire des câlins à de beaux bébés.Des bébés et des girafes dans Couture kikou-e1359287589560

Bonjour, je suis Fifon la Girafe. Je suis rouge avec des étoiles blanches et j’aime aussi faire des câlins à de beaux bébés.

madame-girafe-2-e1359287767116 dans Couture

 

Elle est revenue !

Aujourd’hui je viens vous annoncer une grande nouvelle : Super Louise est revenue (on ne s’en doutait pas…).

Elle m’a expliqué pourquoi :

- premièrement, elle a vu que j’étais tombée malade ce week-end au point de ne pouvoir aller à mon cours de couture, et elle s’est dit : c’est grave. Et en effet, je n’ai pas pour habitude de tomber malade le samedi matin. Je préfère généralement attendre l’après-midi. Ou les vacances…

- deuxièmement, elle a su que je partais au Brésil.

SL : « Au Brésil ! Branle-bas de combat ! Bah oui cocotte, tu voulais faire des jupes en laine, il va falloir changer tes plans et te magner parce que t’as à peine un mois ! ».

L : « Oui Super Louise, tu as raison. En même temps, j’en ai des jupes et des robes d’été. »

SL : « Tes jupes périmé de 10 ans ? T’as craqué ? Tu vas au Brésil ! »

L : « hof ! Tu sais, je m’en fiche moi d’être démodée, et puis  je pars bosser ; je ne vais pas me faire des tailleurs d’été ! »

SL :  » Bah si ! Justement ! Des ensembles tout frais ! ‘Reusement que je suis de retour moi, sinon tu serais toujours à tes jupes en laine ! Bon allez, sors-moi du tissu léger, on va commencer par un truc facile, pour que tu te remettes dans le bain »

Ahlala vraiment, elle est chouette Super Louise, j’aimerais bien qu’elle soit là tout le temps. Je lui ai fait remarquer qu’elle décidait de finir d’hiberner au moment où Paris neigeait ; elle a répondu que trêve de sarcasme ou je rentre me coucher… Noooooon, pitiééééé !

On a fait un cocottop-minute ! pshhhhhhhhhhhhhhh (ça c’est le bruit auquel on pense quand on dit cocottop-minute avec Super-Louise, le bruit du bouchon qu’on enlève). Et on l’a fini ! Oui oui ! Je pourrais même le mettre demain… je vais le mettre demain (ceci n’est pas une pub pour des cours à domicile qui favorisent la confiance en soi) ! Le voilà :Elle est revenue ! dans Couture top-loose-chez-louise2

top-loose-chez-louise Burda dans Couture

C’est le top loose du Burda de mai 2012 dont vous pouvez voir un autre exemplaire ici. Fait dans du jersey fleuri à ton orangé vieille France-tapisserie de grand-mère (oui, j’assume, il est très joli et très léger) en une bonne heure puisque j’avais déjà le patron. Et je n’ai même pas commis de boulette ! Rien ! Vivement le prochain projet !

 

Le goût des choses simples (ceci n’est pas une pub pour du jambon)

Puisque Super Louise a décidé de rejoindre des contrées plus clémentes (cf l’article précédent, pour le Cocottop-minute*, il faudra repasser) le temps qu’à Paris le climat s’apaise (ceci n’a pas de portée politique), Louise fait des choses simples.

Jugez-en plutôt par vous-même (ceci n’a pas d’implication juridique) :

Le goût des choses simples (ceci n'est pas une pub pour du jambon) dans Couture pochette-tulle-bleu-chez-louiser-300x225pochette-tulle-rouge-chez-louiser-300x225 dans Couture

Des trousses ! Des trousses ! Deux bouts de tissus, une fermeture éclair et le tour est joué ! C’est du Louise tout craché ! Et les colliers assortis, c’est d’un cliché ! Allez Louise, ressaisis-toi ! Du nerf !

Groumpf… oui mais je suis toute fatiguée moi… et puis j’aime bien faire des choses simples, des fois, des choses qui ne demandent aucune réflexion, aucun « mais… si je couds là… est-ce qu’après je pourrai mettre la dentelle ? », ni de « Oh non ! J’ai oublié que je n’avais pas de thermocollant ». Des choses automatiques. Des choses qui font prendre conscience que, tout de même, on a avancé depuis ses tout premier débuts où on se trompait de sens du tissu et où même la confection d’une trousse était un saut d’obstacles.

Des choses simples qu’on remet à demain, aussi, par exemple d’ourler à la main les pouces de ces jolies mitaines :

mitaines-chez-louise-2

Cela n’a l’air de rien mais il y avait bien deux mois qu’elles traînaient sur ma mini-table de machine à coudre ! Bon, allez, je me remets à ma couture ; je suis en train de reprendre le haut de cette robe, il n’est pas top (ceci n’est pas un jeu de mot. Ah si !) :

P1050571réduit-300x225

 

*Ce bon mot nous vient d’Aliénor de Lérette, la grande gagnante de notre concours, qui ne manquera pas de nous lire !

Le dernier post avant la fin du monde

Chers tous,

à l’heure où je commence cet article, je ne suis pas sure de le terminer étant donné l’imminent danger planant sur nos – si faibles – têtes.

Bien sûr, il était hors de question que ce monde ne s’achève sans que j’aie au moins fait acte de témoignage post-artisanal. Inutile de préciser que le choix de la musique m’accompagnant dans ces derniers moments fut difficile. J’ai cherché la Symphonie du Nouveau monde (hé bien oui ! Il est permis à tout le monde d’espérer !). Ne la trouvant pas, je me suis rabattue sur un disque avec un concerto pour violoncelle puis un pour piano, de Dvorak tout de même (j’ai une impression de déjà-vu en écrivant ces lignes, c’est un signe peut-être).

Je retardais depuis quelques semaines cet article parce que, consciencieuse que je suis, j’attendais de trouver la motivation de sortir dans le grand froid pour aller prendre de belles photos à la lumière du jour de ma cour. Mais vraiment, je ne la trouve pas et le risque de rester dans la nuit à tout jamais (je parle du manteau – Pototo ! – qui est l’objet de ce post, tout est dit désormais) m’étreint.

Tout comme le précédent manteau -Pototo ! -, ce manteau -Pototo ! – n’est pas un manteau -Pototo ! Je l’appelle un « sous-manteau », comme on fait, ou plutôt devrais-je dire comme on faisait – des sous-verres ou des sous-tasses. Le sous-manteau est idéal pour aller sous… le manteau (c’est ingénieux !). Vous allez à l’Opéra, vous laissez votre manteau au vestiaire, il vous reste le plus beau des sous-manteaux (forcément, il n’en existe aucun autre) : des couleurs chatoyantes qui se reflètent sous les projecteurs – qu’on sait nombreux à l’opéra -, des regards qui se tournent ébahis : car oui ! Voilà l’effet que produit mon sous-manteau. On se l’arrache – surtout quand je fais des mouvements un peu brusques et opposés des deux bras.

Et voilà la merveille dont je vous parle (je parle encore du manteau -Pototo !) :

Le dernier post avant la fin du monde dans Couture p1080247-237x300p1080249-126x300 dans Couturep1080271-180x300p1080265-258x300p1080262

 

Vraiment, on ne dirait pas comme ça, mais c’est d’une élégance…

C’est un patron du Burda de Mars 2012 pas du tout retouché. J’ai juste omis de faire des poches… ou plutôt…  je les ai découpées et qu’elles ne se sont pas manifestées lorsque  j’ai cousu les côtés ; que pouvais-je faire pour elles ?

Le tissu est magnifique – c’est mon homme qui me l’a dégoté je ne sais où.

Bonne fin du monde à tous et à bientôt !

Pototo !

Et voilà le manteau de soeurette, soeurette qui, à l’heure d’apprendre à parler, répétait joyeusement :

- ma mère : MA-MAN
- ma soeur : MA-MAN
- ma mère : TO-TO
- ma soeur : TO-TO
- ma mère : MAN-TEAU
- ma soeur : POTOTO !

On a des cassettes audios pour le prouver à ceux qui auraient encore des lecteurs de cassettes audios…

Et donc maintenant qu’elle est grande et qu’elle sait le dire, elle a le droit à un MAN-TEAU (Pototo !). Mon premier MAN-TEAU (Pototo !).

Pototo ! dans Couture manteau-chez-louise-3

manteau-chez-louise-4 asymétrique dans Couture

Autant ne rien vous cacher : j’en ai bavé. Et puis je ne sais pas où est passée Super-Louise ; je crois qu’elle hiberne. J’ai passé tellement de temps à coudre et à découdre que j’ai l’impression de l’avoir fait deux fois. J’ai brûlé une poche au fer aussi, c’est plus drôle tout de suite. Mais il lui va et il est beau le manteau (pototo !). Quelques détails :

manteau-chez-louise-2 laine

manteau-chez-louise-1 manteau

Il est fait en laine à chevron noire et blanche, d’une doublure satinée grise foncée à pois blancs (non, je ne suis pas mono-maniaque des pois) et, le petit détail qui tue : la dentelle au bord de la poche passepoilée (cor’une !!!! Colette va faire de moi une championne !).

Il est issu du modèle japonais « Y » dans l’Élégance du noir qui, comme vous pouvez le constater, est asymétrique, au col notamment.

Bien sûr il est court. D’ailleurs, on appelle ça une veste… mais vous n’auriez jamais connu l’histoire du manteau (pototo !).

12345...9


Les Joyeux Gaulois de Gisors |
chloete27 |
Centre les Mouettes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | fousdemanga
| rosy
| cinemodeles-créations